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Il y a 20.000 ans, Urbasa accueillait deux carrières
de silex et une étude affirme qu’une partie de
sa production servait à l’exportation. Le plus surprenant
de cette histoire est que selon l’anthropologue
Joxemiel Barandiaran, son grand-père achetait
du silex provenant de ces carrières au marché d’Alsasua pour s’en servir comme pierre à briquet.
Des milliers d’années n’avaient pas changé les
vieilles coutumes.
181. En 1692, les corsaires de Saint Jean de Luz
capturaient 125 navires. L’amoncellement des
bateaux au port était tel, que le gouverneur du
Labourd informait Louis XIV qu’il était possible
d’aller de Ciboure à Saint-Jean-de-Luz à pied, sur un
pont de bateaux amarrés les uns aux autres.
377. On dit qu’en 1940, lorsque Paris était occupée
par les nazis, un officier allemand, devant une
photo d’une reproduction du Guernica, demandaà Picasso si c’était bien lui qui avait fait le tableau. Le
peintre répondit : “Non, c’est vous”.
475. Selon des chiffres datant de 2001, 124.000
personnes vivant au Pays Basque utilisaient cette
année-là le basque comme unique langue de communication,
ne sachant parler ni la langue française
ni l’espagnol. Ces citoyens monolingues représentaient
0,5 % de la population totale du pays.
Parce que ce sont ces petites histoires du quotidien qui rejoignent et façonnent l'Histoire, on se plaît à lire
ces petits paragraphes tirés de journaux d'époque, de livres qui dévoilent un pan d'histoire inconnu ou
méconnu depuis les temps ou les lieux les plus reculés. Les Grands et les petits d'Euskal Herria et d'ailleurs
se retrouvent en ces pages que l'ont lit pour la plupart le sourire aux lèvres, l'esprit dans la comparaison
avec le monde d'aujourd'hui. |
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Iñaki Egaña est né à Donostia en 1958. Il est l’auteur de 25 essais, biographies et romans,
la plupart sur l’histoire du XXème siècle au Pays Basque. Amateur et passionné de
bibliothèques et centres d’archives, Egaña est également directeur et auteur d’une
encyclopédie sur la guerre civile espagnole en Pays Basque. Il participe également à diverses
initiatives afin de sauvegarder la mémoire historique des victimes républicaines de la guere
civile, tel le collectif Ahaztuak.
Il a publié “Nouvelles insolites du pays des Basques” en 2001 aux éditions Gatuzain.
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