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A
l’heure de la réhabilitation de la valeur travail et de
la glorification de ceux qui se lèvent tôt, il est
mal vu de s’interroger sur les tenants et aboutissants de
cette offensive généralisée. A quand la
requalification en crime ? Pourtant, quelques irréductibles
résistent, brandissant les armes de l’imagination, de la
solidarité, de l’autonomie…
L’idéologie du travail n’est pas nouvelle : on la
retrouve dans la plupart des grands courants de pensée qui ont
traversé l’Histoire. Mais la revendication du droit
à la paresse a elle aussi ses adeptes, à commencer par
l’un des théoriciens du mouvement socialiste : Paul
Lafargue.
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Mari Otxandi est
née il y a 30 ans en Haute-Savoie. Ethnologue et sociologue de
formation, elle est une utopiste résolument espiègle qui
a pris part ces dernières années à
différentes aventures de solidarité internationale.
Envisageant la vie comme un perpétuel apprentissage,
elle apprécie autant les voyages lointains que son potager.
Après un premier ouvrage témoignant de deux de ses
séjours en Palestine (Gatuzain, 2004), elle récidive
cette fois avec ce texte destiné à réhabiliter
Paul Lafargue et à conduire les lecteurs à
s’interroger sur ce qui occupe la majeure partie de leur vie : le
travail. Pour sa part, elle n’a toujours pas de plan de
carrière !
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